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Yeux du Bouddha

 

Namasté...

Après 2 mois à Madagascar et un détour de 10 jours par la France, j'arrive à Katmandu le 5 novembre 99 après quelques heures d'avion et une escale d’une nuit à Delhi. L’accueil des officiers de l’immigration est super chaleureux, on prend même le temps de blaguer un peu. Ils me demandent des photos d’identité pour mon visa, mais celles que j’ai sont dans mon sac à dos que je n’ai pas encore récupéré. Ce n’est pas grave... et finalement pas si obligatoire que ça.

Namasté : c’est un mot que l’on prononce les mains jointes tout en inclinant le haut du corps. Cela veut dire bonjour et bienvenue, c’est également une marque de respect et de gentillesse. Dès ma sortie de l’aéroport, je saute dans un rickshaw pour Thamel qui est la partie la plus animée de la ville. C’est aussi extrêmement touristique et on ne peut pas faire un pas sans se faire aborder pour partir en trek, changer de l’argent ou acheter de l’herbe...

La première balade en ville confirme vite l’impression de pollution que j’avais eu dés mon arrivée et de nombreuses personnes portent un masque de protection sur le visage. J’organise une descente en raft de la rivière Kali Gandaki sur trois jours avec une compagnie réputée pour son sérieux. L’appareillage est prévu dans 5 jours au départ de Pokhara.

Le lendemain, je commence à explorer Durbar Square qui est le quartier historique de la ville. Je rencontre Gianmarco, un sympathique italien de Vérone et nous nous baladons dans le vieux Katmandu. C’est une promenade dans le temps, un retour au moyen-âge. Les rue parfumées d’encens sont très étroites et beaucoup de maisons possèdent un balcon en bois finement sculpté. Ce n’est pas rare de trouver un temple ou un stupa au détour d’une rue. La religion fait partie intégrante de la vie des Népalais, qu’ils soient bouddhistes ou hindouistes. Dès que l’on se rapproche de Durbar square on est littéralement pris dans un embouteillage humain. Durbar veut dire royal en népalais, en effet, le pays est une monarchie et il y a historiquement trois villes royales : Katmandu, Patan et Bhaktapur. Les temples sont nombreux sur la place et le nombre de toits indique (si j’ai bien compris) leur importance spirituelle sur une échelle 2 de 5 toits.

Le lendemain, nous allons visiter le grand stupa bouddhique tibétain de Swayambunath, autrement appelé le temple des singes, tant ces mammifères occupent les lieux. Le site est situé au sommet d’une colline qui domine tout Katmandu. Après que Gianmarco ai fait tourner tous les moulins à prière et sonner toutes les cloches, nous pénétrons dans le gompa (monastère). C’est le moment de la prière, lue ou récitée d’une voix monocorde et lancinante par les moines. De temps en temps, tout s’accélère : les peaux des tambours résonnent, les trompettes sonnent et les cloches aussi. De temps en temps, les moines jettent une pincée de riz en l’air... tout ce rituel est bien mystérieux pour moi, mais on ressent chez ces moines une haute spiritualité doublée d’une grande simplicité.

On part ensuite visiter Patan à 15 minutes de rickshaw du centre de Katmandu. Il y a aussi un Durbar square ici avec un grand nombre de temples. Une fête se prépare, c’est " Deevali " (je ne suis pas sûr de l’orthographe). Cette fête honore successivement tous les animaux. Aujourd’hui, ce sont les chiens qui sont célébrés. Ils ont de guirlandes de fleurs autour du cou et sont décorés d'une tika (un point de couleur sur le front représentant le troisième œil ). Cela doit les changer des coups de bâton (les 364 autres jours de l'année ! ). Le troisième jour de Deevali, c'est la fête des lumières: bougies, lampions, pétards, et guirlandes de fleurs partout. Avec mon ami Gianmarco nous sommes invités dans une famille népalaise pour le dîner, nous les avons simplement rencontrés dans la rue. Ils fournissent le repas et nous la bière... on rentrera bien tard après avoir épuisé notre stock d’alcool et de chansons.

Je prend le bus pour Pokhara : 7 H de route sinueuse en bon état. A part un embouteillage dû à une collision frontale entre un bus et un camion tout se passe bien (pour nous). La pause déjeuner m’a beaucoup amusé : je m’installe à la même table qu’un couple de retraités australiens qui voyagent dans le même bus que moi. Ils ont tout prévu pour le pique-nique, leur hôtel leur a préparé des casse-croûte. C’est alors qu’une mouche vient à se poser sur le sandwich du monsieur. Il prend alors un air dégoûté et jette la tranche de pain de mie « infectée » en m’expliquant que, je cite, " dans nos pays civilisés, nous sommes surprotégés des maladies et que nous n’avons pas un système immunitaire suffisant pour résister aux microbes locaux apportés par les mouches ". Pour ne pas l’inquiéter davantage je lui dit qu’il a raison et ne lui demande rien à propos de la fabrication et des ingrédients composant son repas, ni si le cuisinier c’est lavé les mains avant de le préparer, l'important, c'est d'y croire !.
Pokhara est une petite bourgade bien calme à côté de la capitale. Je m’installe au Mont Fuji Hôtel, un peu en retrait par rapport à la grand rue pour le calme, et au dernier étage pour la vue. Le coucher de soleil sur le double sommet du Machhapuchhare est fantastique. Cette montagne est invaincue car, étant une demeure des dieux, son ascension est interdite. C’est peut être ce qui la rend encore plus belle.

Je pars pour 3 jours de raft sur la rivière Kali Gandaki, classée III et IV pour ses rapides. Tout est vraiment bien organisé, 4 rafts et deux kayakistes de secours si quelqu'un tombe à la baille. Un raft transporte tout l'équipement de cuisine. Le débit de l'eau est important et la température fraîche. La rivière serpente au milieu de la forêt dans des gorges très encaissées entre deux géants de l’Himalaya :le Dhaulagiri et l'Annapurna. Le soir, bivouac sur les berges de la rivière: on met les rafts sur le flanc, on tend un bâche au dessus et voilà un superbe abri pour la nuit. Ambiance boy scout à la veillée avec de nombreux jeux aussi bêtes que drôles. En tout, cela fait 15 ou 16 heures de raft repartis sur trois jours. Une bonne descente dans tous les sens du terme car j’attrape la turista : il ne faut pas boire l’eau de la rivière :o))    Les symptômes sont clairement décrits dans la rubrique médicale d’un guide de voyage : j’ai dans mon ventre un parasite appelé giardia. La pharmacienne semble assez amusée par mes petits problèmes et me donne le traitement idoine. Il sera efficace très rapidement. Je pensait tout avoir pris dans ma boîte à pharmacie, et je me suis apperçu qu'il manque toujours quelque chose. Finalement vite guéri, je prépare mon trek en compagnie de Terry, un anglais compagnon de raft: environ 10 jours de marche jusqu’au camp de base de l’Annapurna à 4200 m d'altitude.

Nous prenons un taxi pour nous emmener à Naya Pul, point de départ de notre trek à seulement 800 mètres d’altitude. On partage les chemin empierrés avec les nombreux d’ânes de bât et porteurs chargés comme des mulets. On marche sans guide ni porteur : juste une carte et une boussole mais ce n'est pas très compliqué de suivre le sentier. On a la chance de pouvoir porter un sac léger car il est très facile de trouver du ravitaillement partout. On peut même commander une pizza ou un apple pie, c'est très « civilisé ». Pour dormir, on profite des lodges tout le long du parcours, ce qui permet d’avoir un lit tous les soirs ! Il y a même des marcheurs qui n'ont pas de sac de couchage : ils profitent des couvertures (douteuses) mises à disposition. Ce premier jour se passe très bien, 1000 mètres de dénivelé jusqu’à Ghandrung en 5 heures de marche et pas encore d’ampoule. Nous sommes le 14 novembre : l’hiver avance. Si dans la journée on n’avait qu’un t-shirt maintenant que le soleil est caché il faut bien se couvrir. Notre Lodge possède tout le confort moderne : électricité, téléphone et douche solaire. Le restaurant est bon et l’accueil chaleureux, que peut on demander de plus ?

Le deuxième jour commence par une bonne montée pour mieux redescendre dans la vallée suivante et remonter de l’autre côté jusqu’à Chomrong qui se trouve dans les nuages qui se forment immanquablement chaque après midi. Les fermes jalonnent le parcours et la montagne est littéralement sculptée par les cultures en terrasse.

Le troisième jour, spécial genoux, commence par la descente de 3000 marches jusqu’à la rivière Chomrong Kali. Remontée vers Khudi Ghar et redescente sur Bamboo Lodge au milieu d'une forêt de... oui vous avez trouvé ! une forêt de bambous !!! Longue montée ensuite jusqu’à Himalaya Hôtel. On est à 2900 mètres et la température est glaciale. On commande des seaux d’eau chaude pour se décrasser après cette rude journée de 7 heures de marche (sans traîner). Les fermes ont disparu avec l’altitude. Avec l’éloignement croissant il y a de moins en moins de porteurs, seuls restent ceux qui montent le ravitaillement pour les lodges et les groupes de marcheurs. L’ambiance est super dans le lodge même si on se fait plumer quelques roupies aux cartes avec des porteurs Népalais. Je fais la connaissance de trois Français qui font à peu près le même parcours que moi et qui vont ensuite en Inde. Comme nous avons des projets similaires, je leur propose de les accompagner dans se périple, ce qu’ils acceptent de bon cœur, contents d’avoir un quatrième pour la belote contrée (jeu de cartes).

Le matin du quatrième jour, la vue est fantastique sur les montagnes. On monte rapidement jusqu’au camp de base du Machhapuchhare à 3750m.Un plat de nouilles bien mérité L’altitude commence à se faire sentir et ce n’est pas la peine d’en faire trop aujourd’hui. L’après-midi est consacrée au repos, à la fabrication des globules rouges et à la lecture de « La cité de la joie » de Dominique Lapierre afin de se mettre en condition avant l’Inde que je redoute un peu. Dès que la nuit tombe la température devient frigorifique (-15°C) et on est bien au chaud que dans son duvet ou dans la pièce commune les pieds sous la table (il y a un brûleur au kérosène !!). Un bon dal bhat nous colmate l’estomac : C’est le plat traditionnel par excellence : des lentilles et du riz, il est toujours servi à volonté. Parfois, il peut être agrémenté d’un curry de légumes.

Cinquième jour de marche. On se lève tôt pour arriver a l’ABC au lever du soleil. ABC : c’est l’abréviation de Annapurna Base Camp. On est à 4200 mètres et pourtant toujours au pied de montagnes géantes de 7 à 8000m. L’Annapurna 1 est peut être le moins joli des sommets qui nous entourent, il ressemble à une longue crête avec de nombreux dômes. L’Annapurna Sud et le Machhapuchare sont par contre magnifiques avec le soleil levant. Il y a quatre jours, une jeune Hollandaise a fait une chute mortelle en prenant des photos au bord d’un précipice, juste à côté du camp. Le corps est toujours là, dans un sac en bas. L’hélicoptère est attendu d’un jour à l’autre, ce n’est pas évident d’en trouver un qui puisse voler à cette altitude et il y aurait aussi des problèmes financiers : qui va payer ? On redescend à Bamboo Lodge.

Sixième jour. J’ai très peu dormi cette nuit, je souffre d’un espèce de point de côté qui me lance quand je respire. En route pour Chhomrong, je souffre terriblement et ma cadence s’en ressent. J’arrive à bon port en tout début d’après-midi et vais me coucher, frissonant et fiévreux. Ne connaissant pas la cause de mon mal, je n’ai pris aucun médicament pour me soulager (peut être est-ce le mal des montagnes ?). Mon compagnon Terry, voyant mon piteux état, ne me trouve pas un... ni deux... mais trois médecins australiens qui viennent à mon chevet m’ausculter à tour de rôle. Le collège médical, après délibération du jury, m’assure qu’il n’y a rien de très grave mais me conseille quand même de redescendre rapidement.

Septième jour. Les anti-inflammatoires et le paracétamol de ma pharmacie ont fait des miracles et j’ai dormi comme un loir. Mes médecins particuliers viennent me faire un petit bonjour et me donnent finalement l’autorisation de continuer, je n’ai qu’une pleurésie. Une pleurésie, c’est déjà pas marrant en temps normal, mais quand on doit fournir un effort physique continu, on rigole encore moins. Mais on est là pour en baver : descente, montée, descente, montée, plat et montée pour arriver à Banthati qui est un tout petit lodge au bord d’une rivière. On négocie un poulet à 550 roupies, c’est un peu cher mais cela fait plusieurs jours que l’on est au régime végétarien.

Après 10 heures de sommeil, on attaque le huitième jour de marche : petite étape aujourd’hui d’à peine 4 heures. J’ai retrouvé mon rythme habituel même si je souffre toujours des poumons. Nous arrivons à Ghorepani au milieu d’une forêt de rhododendrons grands comme des chênes. La journée est superbe et c’est un vrai bonheur de lézarder au soleil la bouche pleine de fromage de yak (il ne manque plus que le canon de rouge !). Un nouveau 8000 apparaît : c’est l’imposant Dhaulagiri qui me fait radoter « que c’est beau, la montagne ! ».
La nuit est courte car on se lève très tôt pour admirer le lever de soleil du haut de Poon Hill. C’est le flop ! Nous assisterons, impuissants, comme des dizaines de touristes ce matin à l’arnaque du trek : le ciel est bouché, on aurait mieux fait de rester couchés ;o) De retour à Ghorepani, on entame la descente de 5000 marches d’escalier (je ne les ai pas comptées, je l’ai lu dans mon guide). Ensuite un peu de plat relatif jusqu’à Nayapul et nous grimpons sur le toit d’un bus pour Pokhara. Dîner d’adieu avec Terry qui s‘envole pour Katmandu demain matin.

Bilan du trek: des images plein la tête, les sommets enneigés, les sherpas transportant des charges incroyables, les ponts suspendus au dessus de rivières tumultueuses, les fermes et les cultures en terrasse sur 1000 m de dénivelé, une pleurésie, des dizaines de milliers de marches montées et descendues.

Je peux maintenant reposer mes muscles et mes articulations endoloris et vais me faire raser pour 0,4 € chez le barbier du coin pour ne plus ressembler au Yeti (que j'ai cherché sans succès). Le rasage est toujours accompagné de passages de crèmes diverses, d’aspersions de liquides parfumés, de massages énergiques de la tête (yeux compris) et de la nuque.
Voulant me débarrasser de mon matériel superflu, je revends mes chaussures de marche, mon duvet et un t-shirt néoprène que j’avais utilisé pour la descente en raft. Cela me rapporte une bouchée et demie de pain. C'est au hasard d'une rue que je tombe nez à nez avec mon copain Gianmarco. Quelle surprise. Après le trek du camp de base de l’Everest et la visite du parc de Chitwan, il vient visiter Pokhara mais repart sur la capitale dès demain. Il va y rester quelques jours et on se fixe un rendez vous là bas avant son départ pour l’Italie car je vais rester encore deux ou trois jours ici pour faire un peu de parapente et me reposer car j’ai encore une bonne poussée de fièvre : ma pleurésie fait encore des siennes. Je fais la connaissance d’Adam qui consent à me louer son aile personnelle, une Edel Saber pour les connaisseurs. Taxi jusqu’à Sarangkot et un vol majestueux de plus d'une heure au dessus de Pokhara. Le paysage est magnifique : sommets enneigés de 6,7 et 8000m et le lac Pewa Tal devant. Mais le fin du fin, c'est d'enrouler les thermiques avec une quinzaine d'aigles qui nous indiquent les zones ascendantes. Ils virevoltent à quelques mètres de moi, c'est maaagiiique !
J'ai promis de faire de la pub pour Sunrise Paragliding contre un t-shirt qu'Adam ne m'a toujours pas envoyé, comme je ne suis pas rancunier je vous donne l’adresse de son site : www.nepal-paragliding.com. Le rendez-vous des parapentistes, c’est le restaurant Guru Lotus d’où on peut voir les pilotes atterrir en essayant d’éviter les bouses et les buffles !
Ce qui est moins drôle, c'est que je souffre toujours de mes poumons. Je retourne à Katmandu et retrouve comme convenu mon ami Italien à l’hôtel Yeti (c’est plutôt rare comme nom, car d’habitude tous les hôtels s’appellent " Ganesh guest house ", " Krishna home ", " Shiva hotel " ou " Vishnou lodge " ). Je vais me faire examiner par un médecin dans une clinique pour riches. Le toubib me répond que je n'ai rien de grave et que ça devrait passer. En attendant, ce n'est pas la grande forme et je limite mes activités physiques en attendant de récupérer la forme. J'avais prévu un balade en vélo tout terrain, ce sera pour la prochaine fois... Thamel est toujours aussi touristique, même s’il y a un peut moins de touristes qu’au début du mois. C'est pratique pour les cybercafés particulièrement bon marché (1,5 € de l’heure) mais on est harcelé constamment par des guides de trek et des vendeurs de rue. Alors, j'ai acheté un t-shirt brodé de circonstances:

No Hashish
No Rickshaw
No One Rupee
No Change Money
No Problem

Ca fait rigoler les Népalais mais ne les empêche pas de vous aborder quand même pour vous proposer leurs services. Comme dans tous les pays, dès que l'on quitte les ghettos touristiques plus personne ne s'occupe de vous et on arrive alors à avoir des contacts très sympathiques. Je vais visiter Pashiputinath qui est une haut lieu du Shivaïsme, dieu de la destruction et de la renaissance. De nombreux sâdhus posent pour les touristes moyennant rétribution. Ces ascètes sont des hommes saints qui ont tout quitté pour se consacrer à Shiva, ils vivent de mendicité et ont le corps souvent couvert de cendres issues des crémations. La rivière qui coule ici se jette dans le plus sacré des fleuves : le Gange. A Pashiputinath, les crémations se déroulent en continu. Sur la rive droite les ghats de crémation et la famille émue. Sur la rive gauche un attroupement de spectateurs Népalais mais aussi pas mal de touristes étrangers appareil photo en main. Le mien restera dans ma poche par respect pour les familles. J’essaye de voir sans être voyeur. Ce n’est pas le zoo.

Le lendemain je pars visiter la cité royale de Bhaktapur qu’un trolleybus relie à la capitale.

mon carnet de route

Tout le centre ville est réservé aux piétons, ça change du tumulte de Katmandu. Les rues semblent comme inchangées depuis le moyen âge. Les balcons sculptés des maisons traditionnelles sont de toute beauté. Il y a de très nombreuses échoppes : potiers, sculpteurs, peintres, tailleurs, souvenirs. Les peintres commencent très jeunes à apprendre l’art du Thanka, la peinture traditionnelle sur papier de soie est d’une finesse extrême. Les motifs et les sujets sont régis par la religion et la tradition.

En compagnie Philippe, Jean Philipe et Raphaël, les trois Français rencontrés sur le trek, on retourne à Patan pour visiter le musée paraît-il fort intéressant. Pas de chance, c’est le jour de fermeture hebdomadaire, ce n’est pas grave, la balade est sympa. On rentre à pieds à Katmandu et au moment où on passe devant le stade, on entend une clameur... on rentre, pour voir ce qui se passe... On assistera à la fin d’un match de foot au sommet : l’équipe de la police contre celle des militaires. L'excitation est à son comble, mais c'est quand même pas OM - PSG !

Je fais quelques achats de souvenirs et j’envoie un colis par cargo aérien. L’intermédiaire m’assure que cela est sûr et que cela met une semaine tout au plus. L’important pour moi : c’est que ça arrive. Le colis mettra un peu plus de trois semaines. Il y a mon guide de voyage, des tentures, vêtements, du thé vert et quelques petits souvenirs.

Voilà déjà un mois que je suis au Népal, je pars maintenant pour l'Inde avec mes trois sympatiques compagnons de route...


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