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Photographie en voyage de longue durée :
Comment ramener de belles images ?
Comment choisir le bon appareil ?

Quel matériel photographique choisir en voyage de longue durée ? Numérique ou argentique ? Que faire avec toutes ses pellicules exposées ou quand sa carte mémoire est pleine ? Peut on envoyer ses photos sur internet ?

La photogaphie est elle pour vous une passion ou c'est juste un moyen de ramener quelques souvenirs à la maison comme un preuve de son passage ? Devant des résultats souvent décevants on peut se poser la question : ne vaudrait il pas mieux acheter des cartes postales sur place ou quelques beaux livres une fois rentrés ?

Quand on montre ses photos, et surtout si elles sont réussies, la première question qui vient de l'assistance, c'est : ''kesketakomapareil ?''. Ce n'est jamais un appareil fait une belle photo, mais un photographe : il cherche un sujet, il étudie son cadrage, il soigne son exposition, il attend le bon moment pour déclancher, il se lève très tôt pour profiter de la meilleure lumière, il connait les forces et faiblaisses de son matériel, il utilise son flash à bon escient. Bref pour faire des jolies photos, il faut combiner sa sensibilité artistique avec la technique et l'expérience...



A propos des photos

Argentique ou numérique ?

Quel appareil photo pour un tour du monde ?

Internet

Le cadrage

La lumière

Les photos panoramiques

  
 
Google
 


Photo argentique ou numérique ?

Numérique - argentique : même combat. Beaucoup de gens s'illusionnent en pensant que c'est plus facile d'avoir de belles photos en numérique car on peut mitrailler et éliminer à l'infini les photos ratées : faut il encore qu'il y en ai des réussies dans le lot !!! On peut par contre profiter de la quasi gratuité des photos pour apprendre à se servir de son matériel. A l'inverse, si on réussi trop de photos (un comble !) le résultat est que l'on ne sait plus lesquelles conserver ou même montrer à ses amis sans un gros travail de tri.

Tous les appareils deviennent numériques : télévision, vidéo, téléphonie, photo... Quel bonheur de ne plus courir acheter des pellicules, de faire l'économie des frais de développement, de ne tirer sur papier que les photos les plus réussies (encore une économie), de voir ses œuvres immédiatement sur un écran, de pouvoir shooter sans se demander si la photo sera bonne : ce n'est pas grave, on peut l'effacer !
Aujourd'hui, pour un usage grand public, la question n'est déjà plus de savoir si les appareils numériques vont remplacer les appareils traditionnels. L'argentique est il mort pour autant ? Eh bien: pas encore tout à fait, mais il sera de plus en plus difficile d'aller contre le vent. Les pellicules vont être de plus en plus chères et difficiles à trouver même si la qualité est toujours de leur côté.

L'amateur et le professionnel n'ont pas le même niveau d'exigence, et pas forcément le même budget à consacrer à la photo...

Le choix des appareils est grand, et l'on peut facilement s'y perdre:

   - Technologies optiques : reflex, compact, viseur optique, bridge, écran LCD, zoom, autofocus, objectifs interchangeables, filtres, bonnettes...
   - Support : 135 mm, APS, moyen format, capteur CCD, résolution, sensibilité, compression d'image, cartes mémoire, disques optiques, micro disques durs, tank, ordinateur portable...

Les technologies ne doivent pas être un but mais un moyen de satisfaire ses exigences en terme de prix, de qualité, de fiabilité, de confort d'utilisation, d’encombrement, de poids...



Quels critères de choix ?

Prix : Les appareils numériques sont chers à l'achat. Un numérique bas de gamme coûte le prix d'un excellent boîtier traditionnel mais la différence de prix peut s'amortir si :
- On prend beaucoup de photos;
- On les regarde sur écran uniquement, sans faire de tirage papier
Ne pas oublier d’inclure le prix des indispensables cartes mémoire et autres accessoires ou des consommables pour pouvoir admirer vos œuvres sur écran ou sur papier : coût du tirage dans un labo, Imprimante, cartouches d’encre, papier photo, voire même ordinateur avec graveur de CD.

Le marché de ces appareils est en pleine effervescence, tellement que les fabricants et les vendeurs ont tendance à proposer n'importe quoi, le meilleur comme le pire... Il suffit de mettre l'estampille ''NUMERIQUE'' pour vendre. Au rythme ou évoluent les technologies, un appareil numérique est qualifié d'obsolète au bout de 3 mois, balayé par la nouvelle technologie ''Super-Extra-Large-CMOS-CCD''. De ce fait, on peut parfois trouver des promotions alléchantes sur des appareils d’ancienne gamme pas si obsolète que le marquetting voudrait bien nous faire croire !


Qualité : la palme revient incontestablement à l'analogique avec une résolution incroyablement supérieure mais aussi en terme de piqué d’image, rendu des couleurs, de profondeur de champ... à condition toutefois que le tirage soit bon. En numérisant une pellicule standard 24x36, on obtient l'équivalent de 20 millions de pixels (20 Mégapixels). Avec un moyen format, c'est plus de 140 Mégapixels !!!.

OK, c'est bien joli tout ça, mais combien de posters géants ai je tiré depuis que je fais de la photo ? Pas beaucoup... Un appareil 3 Megapixels donne des résultats théoriquement comparables à l'argentique jusqu'au format 15 x 20 cm. Cela fait réfléchir...


Utilisation : Les appareils numériques ou argentiques sont en principe tous dotés d'un mode automatique permettant un usage très simple : ''viser et shooter'' sans se poser de question d’exposition ou de profondeur de champ. Globalement, on a juste troqué la pellicule pour un capteur CCD et une carte mémoire. En argentique comme en numérique, on trouvera toutes les gammes, de l’appareil simple et compact au boîtier reflex à objectifs interchangeables. Les contraintes d’utilisation en terme de température, d’humidité ou de poussière sont comparables.

Certains boîtiers numériques ont des fonctions de prise de vue à 360°, en 3D à voir avec des lunettes spéciales, ou peuvent enregistrer des séquences vidéo. En utilisation courante, le plus ennuyeux est le retard au déclenchement (délai plus ou moins important entre l’appui sur le déclencheur et la prise effective de la photo). Ce défaut très énervant est semble t-il de moins en moins marqué sur les dernières générations d'appareils. Il y a aussi un délai de plusieurs secondes entre les prises, le temps que l’appareil compresse l’image et la stocke. Du côté de la visée, l’écran couleurs LCD au dos de certains appareils est peu lisible en plein soleil et vide les batteries en un clin d’œil, de jour comme de nuit. N’espérez pas aussi pouvoir vraiment trier les bonnes photos des mauvaises avec un écran de cette qualité, même avec une fonction de zoom.
Ce petit écran pourra par contre vous être très utile pour prendre des portraits, car on peut montrer immédiatement le résultat a son modèle, et éventuellement refaire d'autres prises après le premier essai.
La connexion avec un ordinateur souvent très simple (une prise USB ''plug and play''). Si les images sont de haute définition, on aura avantage à les réduire pour faciliter l’envoi par Internet.



Contraintes liées au voyage d'une semaine, d'un mois, d'un an et +

Avec un appareil traditionnel, quelques films d’avance dans le sac et une pile de rechange : il est possible de photographier quasiment sans limite. Avec un appareil numérique, deux problèmes majeurs apparaissent :

   1- la durée de vie des piles ou des batteries est très limitée, surtout si on utilise l’écran LCD rétro éclairé, préférer le viseur classique. Attention aussi aux piles non standard, introuvables, hors de prix. Prenez en compte la durée de vie réelle des piles et prenez vos réserves en conséquence si vous sortez des sentiers battus ! Attention aussi au chargeur de pile (220V / 110 V / 12 V , quel format pour la prise ?)

   2- Le nombre de photos que l’on peut stocker sur une carte mémoire est lui aussi assez limité. Tout dépend de la capacité de la carte mémoire en Méga voire Gigaoctet et bien sûr de la qualité des photos que l’on veut garder (taille en pixels, taux de compression). En résumé, il faut savoir combien de photo de bonne qualité on peut stocker sur sa carte. Typiquement, ce chiffre va de 10 à 500. Que fait on quand la mémoire est pleine ? N'espérez pas aujourd'hui les envoyer toutes par Internet, je vous souhaite bon courage et bonne chance pour vos futurs essais de transmission du fin fond de l'Inde ou d'ailleurs. Ne comptez pas vous balader avec un importante collection de cartes mémoire étant donné leur prix prohibitif. La solution est peut-être d’avoir un ordinateur portable avec soi et de transférer les photos au fur et à mesure, et de graver le tout sur CD. On peut aussi parfois disposer d'un graveur de CD dans un cybercafé ou dans un labo photo pour décharger ses cartes mémoires.





 

Quel appareil photo pour un tour du monde ?

Lisant ce qui précède et malgré son haut pouvoir de séduction, l'appareil numérique n'est pas encore tout à fait la solution miracle que le marketing nous promet. Chaque système a ses qualités et ses défauts. Il n'est pas interdit de mixer les technologies en prenant 2 appareils: un numérique pour les photos de tous les jours et un compact argentique ''de secours''.

Jetables. Pas si jetables que ça d'ailleurs : ceux qui ont une âme de bricoleur pourront les recharger dans une chambre noire. Ils permettent de réaliser des photos de bonne qualité dans des conditions de lumière optimales. Les plus intéressants sont les versions 'panoramique' ou 'étanche' utilisables jusqu'à 2-3 mètres de profondeur (j'en ai amené jusqu'à 25 m, mais le boîtier est trop déformé pour pouvoir déclancher ou faire avancer le film).

Compacts. Ici, la gamme est très étendue, du modèle simple et très bon marché aux modèles prestigieux équipés des meilleures optiques. L'avantage par rapport au jetable est un autofocus, un zoom et un flash intégrés. Ces appareils sont simples, pratiques, efficaces, légers... Incontestablement bien adaptés au voyage de longue durée. On peut les prendre partout et les garder dans la poche. Ce genre de matériel est aussi moins tentant pour les voleurs qu'un gros réflex : un peut de scotch vert autour et il aura l'air cassé !

Antelope Canyon (USA)Reflex. Plus chers que les compacts, plus encombrants, plus lourds, mais beaucoup plus créatifs. On peut contrôler tous les paramètres, changer l'objectif pour s'adapter à toute prise de vue. Le cadrage est parfait, on voit dans le viseur exactement ce que sera la photo (très important en macro photo). En se servant d'un pied ou d'un support stable on peut réaliser des photos dans l'obscurité comme cette photo de droite qui à nécessité une pause de 8 secondes.

L'heure du choix :

Il y a un compromis à trouver entre ses buts, ses finances et le poids de son sac. Pour ma part, j'ai laissé mon réflex 24x36 à la maison pendant mon tour du monde. J'ai choisi un appareil compact tout simple. Même si je me suis senti quelquefois frustré, j'ai privilégié le poids et l'encombrement à la technique et la créativité. Pas besoin de se trimballer en ville avec son sac rempli d'objectifs.

Pour les courts séjours, je n'hésite pas : j'ai le reflex.


Quelles pellicules ?

Le format tout d'abord. L'APS n'est pas adapté aux voyages de longue durée car vous aurez du mal à vous approvisionner. Les pellicules standard 35mm sont de très loin les plus répandues. Même au fin fond de la brousse, vous en trouverez (même si elles sont restées trois mois en plein soleil dans la vitrine du magasin !). Ce sera plus délicat de s'approvisionner en diapos hors des grandes villes, prenez donc des réserves si vous choisissez ce support.

La sensibilité de vos pellicules doit être adaptée à ce que vous photographiez. Les films les plus classiques font 100, 200 et 400 ASA mais on peut trouver d'autres sensibilités de 25 à 1600 ASA ou même des films infrarouges.
  - Désert Saharien ? prenez du 50 ou 100 ASA, et un bon filtre UV et/ou un filtre polarisant si vous avez un appareil reflex.
  - Jungle Amazonienne ? 400 ASA sera un minimum.


Que faire avec les pellicules ?

Le problème avec les pellicules c'est qu'elles craignent les hautes températures, l'humidité, les rayons X et qu'il vaut mieux les développer rapidement une fois exposées. Quand on déroge à une de ces règles les résultats sont ''inattendus''. Prudence donc pour la conservation : pas de stockage dans le sac à dos sur le toit d'un bus en plein soleil !!! Dans les cas extrêmes on peut utiliser un sac isotherme + sachets dessicatifs (pour l'humidité). Dans les cas ''normaux'', on utilisera par exemple un sac plastique étanche genre ''Ziploc'' pour contrer l'humidité et la poussière. Plus onéreux mais plus robustes, il existe des sacs étanches permettant d’aller sous l’eau, à voir dans les magasins de plongée. Pour les rayons X, toujours prendre les pellicules avec soi (pas dans la soute). Les appareils de contrôle à l'entrée des avions émettent des rayonnements d'assez faible intensité. Cependant un début de voile peut apparaitre si les contrôles sont répétitifs (de 4 à 16 fois suivant la sensibilité du film). On peut toujours essayer de sortir ses pellicules du sac et demander poliment un examen manuel : Cela ne marche pas tout le temps.


   1- Envoyer les pellicules exposées à un proche dans son pays qui va s'occuper du développement (éventuellement prévoir de lui laisser une avance financière...). Etant donné leur fragilité, il vaut mieux choisir un transporteur fiable et rapide. Faire un emballage étanche et le plus isotherme possible.

   2- Faire développer sur place au fur et à mesure. C'est la méthode que j'ai employé dans mon tour du monde. Je stockais entre 5 et 10 pellicules en attendant une grande ville... ou le pays suivant. Ensuite, il faut sélectionner un labo correct. C'est d'autant plus facile aujourd'hui que les procédés chimiques sont contrôlés par des machines assez simples à maîtriser. Le choix du labo peut se faire en demandant à contrôler des photos au hasard (pas celles dans la vitrine ou sur le comptoir ! ). Cette première sélection achevée, mon conseil est de donner une première pellicule et de n'octroyer le reste que si, bien sûr, le résultat de la première est satisfaisant. Cette méthode permet de limiter les risques potentiels de gros ''loupés''. Je procède de la même façon en France où les résultats, en dehors des labos pros, peuvent être aussi ''inégaux'' que dans les pays en voie de développement ! Traiter 10 pellicules d'un coup permet aussi de négocier une remise, ou bien de demander des agrandissements gratuits que vous pourrez envoyer à vos amis : c'est plus original que les cartes postales !
Développer sur place possède à mon avis d'autres avantages, c'est souvent bien moins cher en qu'en France et cela permet de vérifier régulièrement le bon état de son appareil ( propreté de l'objectif, rayures des pellicules dues aux grains de sable, mauvais fonctionnements...)

Un nouveau problème survient, celui du poids et de l'encombrement: 400 photos au fond du sac à dos, ça commence à peser ! Là aussi, la méthode du colis permet de se délester. Pour ma part, j’ai préféré limiter les risques de perte en n’envoyant que les tirages papier et en conservant les négatifs avec moi jusqu'au moment où j'ai pu les acheminer sans risque vers la mère patrie.

Comment s'en sortir avec un numérique ?

- Prendre les photos à 5 Mégapixels plutôt qu'à 8 ou 10 Mégapixels. On peut déjà tirer des posters avec et ça prend moins de place mémoire !

- Acheter un disque dur autonome (piles) avec lecteur de carte. Mon choix personnel s'est porté sur le MemUp 80Go X Drive III qui permet le transfert (100% autonome) des cartes flash sur le disque dur. Si mes calculs sont bons, on doit pouvoir y mettre 50000 photos: de quoi voir venir un moment !!

- Ne connaissant pas le degré de fiabilité de l'engin, il est judicieux de graver des CD / DVD dans un cybercafé ou autre dès qu'on en a l'occasion pour effectuer une sauvegarde de ces précieux fichiers (Mieux: en double, un CD qu'on envoie à la maison et un qu'on garde avec soi).

- Les fichiers vidéo (sur mon appareil) sont stockés au format .MOV (Quicktime). Ce format non compressé est extrêmement gourmand en place mémoire: 1Go bouffé pour 5 minutes de film !!! Là, les 80Go du disque dur externe semble nettement moins ''confortables'' pour un voyage de longue durée. La solution est de compresser les fichiers en DIVX/MPEG4 ou MPEG2 (en utilisant un logiciel du genre RADVideo Tools sur PC).

Internet ?

C'est sympa de penser aux copains, et de les rendre jaloux, en envoyant vos meilleurs clichés en pièce jointe à vos mails.

Si vous avez un appareil numérique, les bons câbles, le logiciel de transfert, un ordinateur dans un cybercafé, alors : pas de soucis pour partager quelques photos en pièce jointe de vos mails.

Si vous avez pris l’option de faire développer vos photos sur place, il suffit d’aller (aussi) dans un cybercafé qui possède un scanner à plat et le tour est joué. Autre solution, celle du labo qui propose de graver un CD avec vos photos en haute définition mais cette possibilité n'est pas encore offerte partout.

Si vous avez renvoyé les pellicules à un ami pour qu'il les développe, demandez lui son avis critique sur la qualité générale des clichés et sur les défauts constatés (rayures, sur ou sous-exposition, flash...). Armé d'un scanner, il pourra aussi diffuser vos oeuvres sur l'Internet.

Le Cadrage :

Sans parler des inévitables ''jambes coupées'' des photos de groupe, il est peut être utile de se rappeler quelques conseils de base.
Regardez dans votre viseur. Ce que vous voyez vous plait ? N'y a t-il pas un détail qui cloche ? Non ? Eh bien, allez y, appuyez !


1) Les tiers :
Aucune règle n'est absolue mais celle des ''tiers'' peut s'appliquer à la plupart des compositions d'images. Il s'agit de positionner le sujet principal au tiers de l'image (horizontalement et verticalement). Cette règle permet de donner de la vie à vos images en évitant une trop grande symétrie.

Exemple d'utilisation de la règle des tiers pour
le positionnement de l'horizon, du tronc, de l'avion...
Hydravion à l'île aux nattes (Madagascar)

2) La composition des plans :
Essayez de donner de la profondeur à votre image en étalant les plans et en exploitant les perspectives quand c'est possible. L'exemple ci-dessus montre nettement un premier plan avec le tronc et du feuillage, un deuxième plan avec l'hydravion et en troisième plan : une palmeraie.

La Vieille Charité (Marseille)Eglise St Trophime (Arles)Autre exemple. Sur cette photo de la Vieille Charité à Marseille, un premier plan l'arcade entoure le reste de l'image. Ensuite, on découvre simultanément l'arrière de la chapelle et une perspective d'arcades sur trois niveaux. L'étagement des plans permet de donner du volume à l'image.

A moins de vouloir justement suggerer le vide, il faut s'efforcer d'occuper toutes les parties de l'image.
Souvent, attendre quelques instants permet de voir surgir des personnages qui vont donner vie à l'image comme sur cette photo très classique de l'église St Trophime à Arles. Les passants mettent en valeur le monument en soulignant la taille imposante du portail et en cassant la symétrie du lieu.


La lumière

Fort St Jean (Marseille)La couleur

La lumière du soleil varie tout au long de la journée. Le matin et le soir sont les moments les plus favorables pour prendre les photos car la lumière y est douce et chaude. Quand le soleil est au zénith, les couleurs sont sans nuances et les reliefs sont complètement écrasés, il n'y a plus d'ombres.

Exemple : Cette photo du fort St Jean qui garde l'entrée du Vieux port de Marseille a été prise un matin d'hiver. La belle luminosié générale et la couleur des pierres auraient été bien différentes à midi. La composition suit également la sacro-sainte règle des 3 tiers.

En résumé : le bon photographe se lève tôt pour profiter de la belle lumière, mais aussi pour une ''ambiance'' matinale particulière. Dès que le soleil est monté, on peut ranger son appareil et aller faire la sieste en attendant le soir !


La mesure d'exposition

Les boitiers actuels sont dotés de cellules de mesure (matricielle, spot, pondérée) couplées à un microprocesseur qui calcule LA meilleure exposition. Souvent, un choix de programme (portrait, paysage, sport...) permet de paufiner la profondeur de champ en optimisant le couple vitesse / diaphragme.

Pour l'amateur, le mieux est donc de laisser faire l'appareil dans la majorité des cas... et de savoir intervenir quand il faut. L'expérience et la connaissance de son matériel sont ici très importants. Les cas d'exposition généralement mal interprétés par les boitiers automatiques sont le contre-jour et les cas où le sujet est très clair ou très foncé comme une photo sous la neige ou le portrait de quelqu'un à la peau foncée.

Pour les situations de contre-jour, la solution est simple : un petit coup de flash permet de déboucher les ombres. Pour les sujets très clairs, l'appareil recoit beaucoup de lumière aura tendance à sous-exposer (la neige devriendra grise), il faut donc corriger manuellement l'exposition en ouvrant le diaphragme d'un cran. Pour les sujets foncés, c'est exactement le contraire qui se produit : il faudra fermer son diaphragme par rapport au calcul automatique.

Cueilleuse de thé à Munnar, Kerala, Inde.Sur ce portrait d'une cueilleuse de thé Indienne, outre le cadrage légèrement trop centré sur le sujet ou trop éloigné, la partie gauche du visage est totalement plongée dans l'ombre. Un petit coup de flash aurait pu améliorer la situation. L'autre solution, plus évidente, aurait été de demander à son modèle de se tourner juste un peu plus face au soleil.
N'oubliez pas de prendre l'adresse pour envoyer un tirage.


Devant paysage nocturne, ne rien espérer du flash. La petite lumière ne va pas éclairer la montagne toute entière ? Au delà de 2 ou 3 mètres ce n'est plus la peine avec un flash traditionnel... De la même façon, il y a un net risque de surexposition en cas d'utilisation d'un flash sur un sujet rapproché. A vous de faire l'essai sur votre matériel, et d'en tirer les conséquences.


Le site de Kodak.fr rubrique ''Photographie grand public'' puis ''Réalisation de superbes photos'' regroupe une mine de conseils et d'idées simples pour prendre de meilleures photos en toutes circonstances. A voir !


Les photos panoramiques

Un des avantages du numérique est de pouvoir réaliser des photos panoramiques assez simplement: Le principe est de prendre plusieurs photos successives en changeant d'angle de prise de vue entre chaque cliché. Un programme permet ensuite de recomposer l'image complète. On peut même réaliser des panoramiques à 360°. N'importe quel appareil fait l'affaire et avec un peu d'application on peut facilement prendre des photos à main levée pour créer des images panoramiques de paysages ou même d'architecture. C'est (presque) comme si on avait un objectif grand angle sans avoir de matériel supplémentaire: tout bénéfice quand on veut voyager léger !!! Revenons sur terre: La technique de base est simple mais l'assemblage de photos comportant à la fois des plans rapprochés et lointains n'est réalisable qu'en utilisant un pied et un une ''tête panoramique'' permettant de faire pivoter l'appareil sur son axe optique.

Il existe des dizaines de programmes différents permettant d'assembler les photos, il en existe de gratuits. Les plus sophistiqués de ces programmes permettent de réaliser des panoramiques décentrés par rapport à l'horizon, de corriger les déformations de perspectives, les défauts des objectifs : déformations optiques, vignettage...
Dans tous les cas, il n'est pas exclu d'avoir à utiliser de temps en temps un programme de retouche d'image pour éliminer les défauts de raccordement éventuels.

Voici 2 exemples de photos panoramiques assemblés avec ''Panorama Maker 3.0''. Ce logiciel avait l'avantage d'être fourni avec mon appareil photo :-) Il est simple d'utilisation mais loin d'être le meilleur de sa catégorie.



Pour en avoir plus:
Je recommande chaudement la visite du site d'Arnaud Frich qui fait un tour complet de la question et présente de superbes panoramiques. Tous les aspects y sont traités, de la prise de vue au traitement d'image en passant par les problèmes de mesure d'exposition et de tirage.

 


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